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en compagnie de William Styron
En 77, premier vrai roman, Vaulascar . Grâce à un heureux malentendu, je suis engagé comme journaliste à l'Express (littérature et cinéma) et multiplie les voyages et les rencontres avec de grands écrivains (William Styron, Jerzy Kosinski, Charles Bukovski, Saul Bellow, Lawrence Durrell, Doris Lessing, Philip Roth etc.). La vie au journal est alors passionnante, mais cesse de l'être sous le règne de Jimmy Goldsmith et après le départ de Jean-François Revel et Olivier Todd. En 1980 je négocie le pénible obstacle du deuxième roman avec Passage de la main d'or qui me vaut l'étiquette de « fantastique ». Le clergé de la critique en France déteste le fantastique s'il n'est pas allemand ou écossais.

Je ne parlerai pas ici de mes amours (variées, moins nombreuses que souhaité, tour à tour frénétiques et contrariées) qui n'intéressent que moi, sinon pour indiquer qu'une rupture m'inspire Fantôme d'une puce, jalon supplémentaire sur l'esthétique de la disparition. En 1985, j'achève mon cinquième livre, Naissance d'une Passion, suivi en 88 de L'Objet perdu de l'amour. Ces deux romans forment ensemble une autobiographie fictionnelle (partant d'avant la naissance et se poursuivant jusqu'après la mort) plus proche du « mentir-vrai » cher à Aragon que de ce l'on appellera plus tard l'autofiction.
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